5 minutes avec 3D Dental Store

Découvrez 3D Dental Store et leur expérience avec l’impression 3D !

Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?

Je suis Jean Michel Bertin, je suis ingénieur et j’ai participé aux développements de la micro fusion laser au début des années 2000. Cela fait 15 ans que je suis dans ce domaine. En 2010 j’ai créé la « coopérative technologie dentaire », qui est un centre de production coopératif à but non lucratif pour les artisans prothésistes dentaires. Nous travaillons sur des imprimantes 3D et des machines d’usinage. Notre stratégie est de mutualiser les labos sur la coopérative afin de leur apporter toutes les technologies dont ils ont besoin.

Nous développons des scanners 3D et des logiciels 3D spécifiques au dentaire. Les laboratoires peuvent ainsi numériser les mâchoires des patients, les concevoir en 3D chez eux, nous envoyer les fichiers, puis nous fabriquons. L’envoie se fait ensuite sous 24h. Il y a 5 ans j’ai lancé l’entreprise 3D dental store pour que la coopérative technologies dentaires puisse avoir son centre de recherche et développement. Au début il s’agissait d’une toute petite boite, uniquement pour la coopérative, qui au fur et à mesure de ses développements s’est vraiment agrandie, nous permettant maintenant d’être distributeur de scanners, de logiciels et d’imprimantes 3D.

3D dental store, qu’est-ce que c’est plus exactement ?

C’est une boite de R&D. Nous investissons depuis 5 ans dans toutes les machines de moins de 5 000€ pour les tester et les développer avec le fabriquant afin de les démocratiser dans le monde du dentaire. C’est ce que nous avons fait avec FormLabs. 3D Dental Store est aussi une entreprise de distribution, avec un site internet où on peut tout acheter en ligne.

Comment vous est venue l’idée de vous spécialiser dans le dentaire et l’impression 3D ?

En 2003, lorsque j’étais dans mon ancienne entreprise, nous avions fait l’acquisition d’une machine de micro fusion laser, donc une imprimante 3D métal. Cette machine était destinée principalement à l’aéronautique et le militaire. C’est ensuite en allant dans un salon que nous avons vu que des machines 3D fabriquaient des dents en cire pour faire de la fonderie après. Nous nous sommes dit qu’il valait mieux les fabriquer directement en métal. C’est ainsi que mon associée et moi avons décidé de lancer la société MB dental, renommée ensuite Edonis. C’est donc via la fusion laser que nous sommes arrivés sur le dentaire.

Quand avez-vous entendu parler de l’impression 3D pour la toute première fois ?

J’avais 5 ans ! C’était dans « nulle part ailleurs ». Jérôme Bonaldi avait apporté une machine 3D sur le plateau et il faisait une fabrication en direct avec une résine qui était durcie. Je ne savais pas ce que c’était à l’époque, mais je trouvais ça génial pour mes Lego ! Je passais mon temps à perdre mes Lego et je m’étais dit qu’avec une machine comme ça, ça serait carrément bien !

Puis la première fois que j’ai réellement touché une machine 3D, c’était en 2000 à l’IUT car l’école venait de faire l’acquisition d’une machine FDM (dépôt de fil).

Au cours des 5 prochaines années, comment voyez-vous l’évolution de l’impression 3D au sein du milieu dentaire ?

Ça va devenir inévitable, et ça l’est déjà aujourd’hui ! Tous les laboratoires de prothèses dentaires vont devoir acquérir une imprimante, c’est une obligation pour la simple et bonne raison que les étapes traditionnelles de fabrication sont longues. Aujourd’hui si vous avez besoin de vous faire faire une prothèse, le dentiste vous taille la dent, puis vous mordez dans du silicone, il envoie ça au laboratoire qui coule le plâtre afin d’obtenir le modèle dentaire. Or depuis à peu près 3, 4 ans, on commence à numériser en bouche, c’est-à-dire que l’on taille encore la dent, mais on ne prend plus de modèle, on numérise en bouche et le laboratoire reçoit ensuite un fichier numérique. Les imprimantes 3D vont croitre dans les labos pour la réalisation des modèles. Aujourd’hui, on réalise dans le dentaire beaucoup de choses avec les imprimantes 3D (des dents en cire, des guides chirurgicaux, des gouttières, des modèles..), et l’un des grands enjeux est de réussir à développer les bonnes résines en fonction des machines. Cela fait 10 ans qu’il y a des investissements dans l’usinage, mais l’usinage se réalise en fabrication soustractive, ce qui représente des pertes de matière, ce qui coûte cher, alors qu’en impression 3D (fabrication additive), nous consommons uniquement la matière nécessaire.

En dehors de la dentisterie, quels sont les autres secteurs d’activité à qui vous conseilleriez d’intégrer l’impression 3D au sein de leurs métiers ?

Tous ! Les maquettistes, les bureaux d’études, les boulangers, n’importe quelle structure dans le bâtiment… Le tout est de savoir bien développer les matériaux à la base. Une fois que le matériau est développé, il est possible de tout fabriquer. Il y a aussi les secteurs du chocolat, des bonbons… en fait on peut tout faire ! La seule chose que l’on ne peut pas faire concerne tout ce qui est organique, ce qui est « naturel », par exemple un fleuriste n’aura pas besoin d’imprimante 3D parce qu’on ne peut pas fabriquer de fleurs. Mais après, Il suffit juste d’avoir l’idée, les machines sont capables de tout faire !

Décrivez-nous l’impression 3D en un mot !

Innovation.

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