5 minutes avec les 3 Dandies

Découvrez les 3Dandies et leur expérience avec l’impression 3D !

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Thibaut Saras, président et co-fondateur de la société « Les 3Dandies ». Nous sommes 3 fondateurs issus de SKEMA Business School. L’un d’entre nous a suivi le parcours finance, tandis que les deux autres ont suivi le parcours entrepreneuriat. Nous sommes tous les 3 passionnés par le chocolat et la technologie. Nous nous sommes rencontrés au cours de nos études et avons monté ce projet directement à l’issu de notre diplôme.

Les 3Dandies, qu’est-ce que c’est ?

C’est une chocolaterie qui veut révolutionner l’univers du chocolat avec l’impression 3D. Nous revisitons tous les classiques de la chocolaterie. Par exemple, dans le cas de la tablette de chocolat, nous y intégrons des designs particuliers qui ont un sens. Nous souhaitons également donner un réel sens à nos coffrets en travaillant autour d’une histoire. Par exemple, dans le cas de notre coffret « Atomes crochus », il s’agit de représenter l’évolution du sentiment amoureux. Une succession d’atomes qui évoluent aussi bien en termes de design qu’en termes de goût. Notre offre de personnalisation s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises, que ce soit pour la réalisation de logos d’entreprises en chocolats, ou pour les bustes des mariés à l’occasion d’un mariage.

D’où vous est venu l’idée de lier impression 3D et chocolat ?

Nous étions lassés de voir des offres standardisées en chocolaterie. Tous les chocolatiers utilisent les mêmes moules et cela manquait d’originalité et de vie… Nous avons voulu aller au-delà de ça. Tout a commencé lorsque j’étais en Chine, pour un stage à Shanghai. Les chinois adorent tout ce qui est décoré. Par exemple, il y a eu la période des minons (avec le dessin animé), il y avait des minons à toutes les sauces ! Leur concept est de rendre original ce qu’ils mangent, ce qui est moins le cas en France. L’impression 3D est la prochaine révolution industrielle. Au début, notre idée était de faire une pâtisserie-chocolaterie pour revisiter tout un pan de l’art culinaire français. Pour fabriquer des formes sur mesure, le chocolat est idéal, mais cela est moins le cas en pâtisserie. La décision de créer une chocolaterie s’est donc présentée comme une évidence.

Quelles imprimantes 3D utilisez-vous pour l’impression des moules et des chocolats ?

Nous avons ici deux imprimantes : la première est la Formlabs Form2 avec résine SLA, qui permet de réaliser la plupart des matrices afin de faire des moules par la suite, et la seconde imprimante est l’Ultimaker 2+ afin de faire du prototypage. En ce qui concerne l’impression de chocolat, nous utilisons une imprimante fournie par Choc Edge, un fabriquant anglais, qui imprime directement avec une seringue qui vient déposer le chocolat couche par couche. Mais le délai de fabrication n’est pas très rapide. De plus, c’est également assez limité pour les réalisations car cela donne un design très filaire. L’imprimante de chocolat nous sert surtout pour les démonstrations, ou alors pour les ajouts sur des pièces déjà créées, ou encore pour la réalisation de certaines pièces spécifiques sur mesures. Cela permet surtout de compléter ce que l’on peut faire avec des moules.

Quelle est la commande la plus courante que vous demandent vos clients ?

En service de personnalisation, ce sont principalement les entreprises qui viennent nous voir pour commander leur logo d’entreprise. Que ce soit pour des réunions, des goodies pour les employés, ou encore des cadeaux d’affaires.

Quelle est la pièce la plus originale que vous ayez créée ?

Le coffret atomes crochus, ainsi qu’un bracelet pour une joaillerie équitable. Ce bracelet était la pièce maîtresse de leur exposition. Il y aura prochainement d’autres designs qui sont prévus mais je ne peux pas encore en parler pour l’instant.

Pensez-vous que l’impression 3D en chocolaterie va se démocratiser au cours des prochaines années ?

Cela va prendre un peu plus d’ampleur, mais jusqu’à se « démocratiser » cela risque de prendre plus de temps. Le gros défi pour un chocolatier est de pouvoir rassembler autant de connaissances, que ce soit au niveau du savoir-faire, du design, de l’impression 3d et du domaine de la chocolaterie, surtout lorsque l’on n’est pas forcément formé à ça au départ. La démocratisation ne sera pas rapide, mais elle se fera certainement d’ici une dizaine d’années.

Décrivez-nous l’impression 3D en un mot !

« Révolution »

Laissez un commentaire